Le post-doctorat
Pourquoi? Quelle valeur ajoutée?
A l'issue de la thèse s'ouvre une nouvelle période dans la carrière scientifique qui peut se concevoir de différentes façons selon les circonstances : accès à un emploi stable ou poursuite d'une formation active sous la forme d'un séjour post-doctoral dont la durée est souvent d'une année, éventuellement reconduite, permettant d'acquérir une expérience personnelle et des savoirs-faires supplémentaires.
Il est recommandé de veiller particulièrement à ce que cet éventuel stage post-doctoral apporte un complément indiscutable à la thèse en rapport direct avec l'emploi visé à son issue.
Dans ce sens, les séjours post-doctoraux ne sont pas une situation d'attente, même si elle est évidemment provisoire, mais bien une nouvelle expérience professionnelle permettant d'élargir sa palette de compétences, de confronter ses convictions ou ses acquis à un autre contexte, de découvrir d'autres façons de faire, de voir, d'expérimenter, de conduire un projet.

© CNRS Photothèque / JANNIN François - Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (ICMCB), PESSAC
Choisir son post-doctorat
Pour choisir son séjour, il est fortement recommandé de l'envisager dès la 2ème année de la thèse en rapport avec son projet professionnel.
Les projets peuvent s'envisager à l'échelle mondiale sans réelle restriction.
La plupart des pays accordent un visa spécifique dès que les conditions d'accueil sont officielles.
Les équipes de recherches les plus renommées sont bien entendu les plus sollicitées.
Pour trouver un accueil, le principe est toujours un peu le même : il faut candidater auprès de l'équipe de recherche et de son directeur scientifique.
C'est de l'agrément mutuel et de la connaissance du projet scientifique post-doctoral que viendra la recherche du financement.
Plusieurs dossiers de financement seront souvent déposés auprès d'organismes et institutions qui sont susceptibles de financer le projet, à moins que l'équipe ne décide le financement sur ses fonds propres.
La participation à un congrès international dans sa spécialité permet souvent d'amorcer une discussion directe avec les responsables d'équipe d'accueil et de poser des jalons pour un séjour futur.
Conseils et écueils à éviter
Un post-doctorat réussi est en général très fructueux tant sur le plan scientifique que personnel. Deux écueils sont cependant à éviter.
En premier, la pression de l'équipe d'accueil sera forte pour utiliser les compétences doctorales. Ceci peut amener un frein à l'apprentissage de nouvelles techniques ou de nouveaux concepts.
En second, un séjour post-doctoral ne doit pas durer trop longtemps et s'adapter aux projets futurs.
A 30 ans on bascule progressivement sur une période de quelques années du "post docteur" au "jeune chercheur".
A 35, on va progressivement vers le "chercheur confirmé".
Les emplois ne sont plus dans les mêmes catégories de responsabilités ni de salaires.
Aux USA, on ne s'inquiète vraiment qu'après 3 à 4 années de post-doctorat.
Dans notre système Européen, on aura intérêt à rechercher un emploi plus établi dès la 2ème année du post-doctorat.
Quoiqu'il en soit cette période post-doctorale aura une influence considérable sur la construction de la personnalité scientifique.
Dans le secteur scientifique on s'identifie souvent comme ancien "Alexander von Humboldt", "JSPS", "Marie Curie", etc...
Elle représente une étape-clé dans la carrière scientifique et figurera souvent comme un élément du CV et autres réalisations professionnelles.
Repris en partie du site de l'ED Chimie de Lyon :
"http://sakura.cpe.fr/ED206/postdoc.html"
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