Témoignages

La 8ème édition du symposium ISOP (International Symposium On Photochromism) s’est tenue à Shanghai du 4 au 7 Novembre 2017. La thématique principale de ce symposium est le photochromisme est ses différentes applications ce qui correspond parfaitement à mon domaine de recherche dans le cadre de ma thèse.

De plus, ce symposium n’a lieu que tous les trois ans et c’était une grande opportunité de pouvoir m’y rendre en tant que doctorant au laboratoire de Photophysique et Photochimie Supramoléculaire et Macromoléculaire (PPSM), Unité mixte de recherche CNRS et ENS-Paris-Saclay
Ce congrès comprenait 77 conférences, dont 3 conférences plénières et une conférence donnée par le Pr. Bernard L. Feringa (University of Groningen, Netherlands), lauréat 2016 du prix Nobel de Chimie. L’ensemble de ces conférences étaient réparties en deux sessions permettant de suivre un large panel de conférences dans des thèmes relativement distincts.

De plus, lors de ce symposium, j’ai pu rencontrer et échanger avec des chercheurs experts dans les thématiques de ma thèse qui travaillent pour certains sur des systèmes similaires. Ainsi la présentation d’un poster lors du congrès m’a apporté un nouvel éclairage sur certaines interprétations de mes résultats.

À l’issue du congrès ISOP s’est tenu le 11ème symposium du groupe de recherche PHENICS. Une série de conférence a été mise en place pendant laquelle j’ai pu présenter mes travaux. En plus de l’opportunité scientifique, ce symposium supplémentaire, auquel était présent les même participants, m’a donné l’occasion de réaliser ma première communication orale dans un séminaire international.

Je tiens à remercier la Maison de la Chimie et le réseau des écoles doctorale pour m’avoir permis via la bourse mobilité de me rendre à ces séminaires.

Etienne Barrez
Doctorant à l’ENS Cachan

252ème American Chemical Society National Meeting & Exposition
21 – 25 Août 2016, Philadelphie, Etats-Unis
Tout d’abord, je tiens à remercier le Jury du Comité de Sélection de la Fondation de la Maison de la Chimie de m’avoir attribué cette bourse qui m’a permis de participer à ce congrès international.

N’ayant assisté par le passé qu’à des congrès nationaux, voire régionaux, j’étais accablée par l’énormité de l’événement. Seul le hall d’entrée du Pennsylvania Convention Center, était plus grand que le bâtiment de recherche entier à Nice ! Pourtant, 80 salles de réunion et une surface totale de 93000 m2 n’étaient pas suffisants et des séries de conférences se déroulaient également dans les hôtels environnants, accessibles par navettes.

Le programme étant plutôt un catalogue-livre d’un poids pas négligeable, j’étais ravie d’avoir à ma disposition l’application smartphone spécialement conçue pour cet événement. Ce logiciel regroupait le programme complet, consultable par jour et division, titre de conférence ou par la liste d’auteurs intégrée. De plus, un catalogue complet des entreprises présentes à l’exposition était compris. Je n’avais plus qu’à sélectionner les conférences que je souhaitais voir et les rajouter à mon agenda.

Ma présentation était programmée pour 0840 le mardi 23 août et se déroulait avec succès devant un public attentif et pas gêné par la première heure. Selon mes intérêts personnels je participais surtout à des conférences de la division de chimie organique, mais aussi à des contributions dans les sessions de la chimie environnementale, agricole ainsi que de la chimie alimentaire et toxicologie. Les pauses entre les présentations étaient remplies par des sessions de posters ou alors des discussions avec d’autres conférenciers.

Un des éléments les plus enrichissants était le ACS Career Fair. Ici, j’ai eu l’occasion de parler directement à des représentants d’entreprises ainsi qu’à des recruteurs qui me donnaient des conseils précieux pour mon avenir professionnel. Par exemple, j’ai pris rendez-vous pour revoir et corriger mon CV et pour me préparer à un entretien d’embauche.

Dans l’ensemble, le congrès a été pour moi une opportunité de valeur inestimable, même si, dû à son énormité, j’étais encore loin d’avoir vu tout ce qu’il avait à offrir. Je suis très reconnaissante d’avoir eu la possibilité d’y assister grâce à la bourse de la Maison de la Chimie.

Luisa Lempenauer
Doctorante en Chimie Organique, Université de Nice Sophia Antipolis

La thèse n’est pas seulement un projet scientifique, c’est également un projet personnel qui demande de la motivation et de l’investissement. C’est une expérience très enrichissante au-delà du domaine de la science.

L’objectif de la thèse est de mener à bien son projet de recherche, mais il est aussi de se former pour son avenir.

J’ai pu développer de nombreuses compétences ; scientifiques et techniques bien sûr, mais aussi des compétences humaines en ayant des responsabilités diverses au sein du laboratoire.

Soyez fiers de vos travaux de recherche et de l’accomplissement de ces 3 années. Que les moments passés soient bons ou mauvais, que certaines études aient fonctionnées ou non, il faut savoir prendre du recul et n’en tirer que des éléments positifs.

Emilie Groison
Docteur en Chimie de l’Université de Lyon

S’il est vrai qu’une thèse est le fruit d’un travail personnel, c’est également le travail de toute une équipe de projet. Ma thèse s’est déroulée dans le cadre d’un grand projet d’innovation technologique regroupant des industriels, des fabricants technologiques ainsi que notre laboratoire de recherche.

Cette collaboration a été riche d’expériences allant de la recherche de laboratoire à l’application dans le milieu industriel en prenant compte des contraintes et des enjeux socio-économiques.S’il est vrai qu’à titre professionnel, une thèse permet d’acquérir des compétences, elle permet également d’évoluer à titre personnel : curiosité, ouverture d’esprit, manière de raisonner, etc.

Même si l’on peut se sentir incompris lorsque nous parlons de notre thèse à notre entourage, le soutien de nos proches est un paramètre clé dans la réussite d’une thèse car il arrive fréquemment, au cours de ces années de recherche, de douter et de se poser des questions.

Une thèse n’est pas réussie par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais…

Florian Trichard
Docteur en Chimie de l’Université de Lyon, Décembre 2014

Au delà du travail scientifique, faire une thèse, c'est aussi un travail sur soi même et sur son rapport avec les autres : un travail sur soi-même car on prend conscience de l'intérêt de tout ce qu'on a appris, et de l'étendue de tout ce qu'il nous reste à apprendre. Malgré le niveau atteint, il faut toujours garder en mémoire que, finalement, ce qu'on cherche et trouve parfois n'intéresse pas grand monde.

On apprend de ce fait à se remettre en question chaque jour et puis on apprend quelles sont nos limites, tout en essayant d'aller au delà de nos doutes, de nos faiblesses et de nos capacités.

Evidemment, rien de tout cela n'est possible sans les gens qui nous entourent : au laboratoire, on apprend à travailler avec les autres, tout en essayant de se motiver pour son sujet, même s'il m'est souvent arrivé d'avoir envie de faire autre chose ...

Paradoxalement, en dehors du laboratoire, il a toujours été difficile de penser à autre chose, de relativiser et de ne pas laisser son moral être influencé par les résultats obtenus (ou non) à la paillasse. Il faut pourtant apprendre à faire la part des choses, et à prendre le recul nécessaire pour juger sois-même son propre travail.

La preuve la plus remarquable est peut être de réussir - après trois ans ! - à expliquer clairement à des non scientifiques, ce que j'ai bien pu faire des mes journées ...

Benjamin
Thèse de l'Université de Lyon, Université Claude Bernard - Lyon 1